PO BOX 1142

À la lecture d’un article de la revue Courrier International sur l’expérience du « camp sans nom », je me suis intéressé au sujet des interrogatoires en période de guerre.

Lors de la seconde guerre mondiale, les Américains expérimentent une nouvelle manière de soutirer des informations par la « manière douce » : les bases du projet « PO Box 1142 » sont posées. Des officiers nazis (scientifiques, militaires, de rang, officiers de camp d’extermination, etc.) sont enfermés dans ce qui ressemble plus à un camp de vacances qu’à une prison. Et pour compléter l’originalité de cette démarche, ce sont de jeunes juifs allemands immigrés s’étant récemment engagés dans l’armée Américaine qui ont eu la mission de les surveiller, « communiquer » avec eux et en apprendre davantage sur l’ennemi nazi.

C’est là que se situe le point de rencontre entre ceux qui portent en eux la responsabilité d’un génocide et leurs geôliers qui ont fui l’Allemagne nazie. C’est cette situation qui a permis à l’Amérique de réhabiliter dans ses services secrets, scientifiques, militaires ou stratégiques de nombreux de leurs anciens ennemis.

Avec Pierre Damien Traverso

Mise en scène Sylvain Mengès

Création été 2017

  • Résidence à La Maison des Passages à Lyon du 16 au 20 juillet
  • Résidence à La médiathèque de la Tour du Pin « La Passerelle » du 16 au 18 août

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